Dictionnaire Québécois Dictionnaire Québécois
VOCABULAIRE QUEBECOIS
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Dictionnaire québécois
M'as : Cette contraction très courante dans le langage populaire québécois signifie : je vais. (Ex : "m'as te donner un conseil", donc je vais te donner un conseil).

Mâchemâlo : Nom masculin, emprunté à l'anglais " marshmallow", il représente l'équivalent de la guimauve (chamallow).

Maganer : Verbe propre au langage populaire québécois, que l'on croit issu de l'ancien français "mahaignier" au 12e siècle. Au Québec on l'emploie pour marquer les actes suivants : [1] abîmer, amocher, maltraiter ; [2] éreinter, user par un travail ou une activité quelconque.

Magasinage : Nom masculin propre au langage populaire québécois. Faire du magasinage au Québec c'est : faire les courses, faire du shopping, faire les magasins.

Magasiner : Verbe propre au langage populaire québécois. Il signifie : [1] faire du shopping ; [2] draguer, dans une dynamique vulgaire (ex ; je magasine un gars pour la nuit).

Mais que : Mauvais emploi lexical, propre au langage populaire québécois, cette expression signifie : dès que, lorsque, quand.

Malcommode : Cet adjectif qui signifie : "qui n'est pas commode", revêt au Québec le sens de tapageur ou espiègle, en parlant le plus souvent d'un enfant.

Malendurant, malendurante : Adjectif propre au langage populaire québécois. Se dit d'une personne intolérante.

Malle : Outre ses emplois usuels, le nom féminin "malle" est utilisé au Québec pour désigner le courrier (ex : "va voir si la malle est arrivée", ce qui veut dire : "va voir si le courrier est arrivé").

Maller : Verbe propre au langage populaire québécois, formé à partir du mot "malle" et qualifiant l'acte de mettre à la poste.

Manger des bêtises : Expression typiquement québécoise signifiant : se faire engueuler.

Manger une volée : Expression typiquement québécoise signifiant : se prendre une raclée.

Marabout : Outre ses significations d'usage, on utilise au Québec le mot marabout à titre d'adjectif ou de nom masculin pour qualifier une personne de mauvaise humeur ou irritable.

Marche : Outre ses significations habituelles, on accorde à "marche", dans le langage populaire québécois, la valeur de promenade ou randonnée (ex : "prendre une marche", c'est-à-dire "faire une promenade").

Marde : Nom féminin, propre au langage populaire québécois, adaptation du mot "merde" et largement utilisé comme juron. On dit : [1] "maudite marde ! ", ce qui veut dire : "merde !" ; [2] "c'est le bout de la marde ! ", pour : "c'est décourageant ! ", "c'est affreux !" [3] "c'est de la marde !", pour : "ça ne vaut rien !".

Maringouin : Nom masculin propre au langage populaire québécois, désignant un moustique. Le mot serait issu d'un dialecte amérindien, le tupi, et aurait fait son apparition au Québec dès le 16e siècle.

Masse [en masse] : Outre ses significations connues, on utilise ce nom féminin à titre d'adverbe au Québec, dans le sens de : "y'a du monde en masse" c'est-à-dire : "il y a beaucoup de monde".

Matante : Nom féminin, propre au langage populaire québécois, adaptation du mot "tante". Il désigne : [1] une tante ; [2] une vieille femme démodée ; [3] un homme gay d'un certain âge.

Maudit ! : Juron québécois. Issu du verbe "maudire", il constituait à l'origine une atteinte directe au vocabulaire propre à la religion catholique. On pourrait lui donner la valeur que l'on accorde à l'expression "merde !".

Mauditement : Adverbe propre au langage populaire québécois, formé à partir du juron "maudit", on l'utilise pour marquer le côté fort de quelque chose (ex : "c'est mauditement bon !", pour : "c'est diablement bon !").

Médium : Outre ses significations habituelles, les Québécois donnent à médium le sens suivant : moyen (ex : "un steak médium saignant", c'est-à-dire "un steak à la cuisson moyenne").

Mélâillage : Nom masculin propre au langage populaire québécois, il marque : [1] la confusion ; [2] un méli-mélo parmi des papiers ou des documents.

Mélâiller : Verbe propre au langage populaire québécois, il signifie : [1] embrouiller quelqu'un ; [2] semer la confusion dans une affaire, des papiers ou une situation.

Mémérage : Nom masculin propre au langage populaire québécois, le mémérage est un bavardage, un caquetage souvent mal intentionné qui vise à dénigrer quelqu'un ou quelque chose.

Menterie : Nom féminin propre au langage populaire québécois, issu du latin classique "mentiri". Il est en usage au Québec depuis le 17e siècle et il désigne un mensonge.

Millage : Nom masculin propre au langage populaire québécois, il représente la quantité de milles (1609 m) parcourus, le mille étant une unité de mesure propre au système britannique. On n'en fait presque plus usage au Canada, sauf dans le langage des personnes plus âgées.

Minoucher : Verbe propre au langage populaire québécois, construit à partir du mot "minou". Terme affectueux qui signifie [1] bécoter, caresser ; [2] flatter l'ego de quelqu'un.

Minoune : Nom féminin, propre au langage populaire québécois. On lui prête différentes significations : [1] vieille voiture, tacot ; [2] appareil usé (ex : ce frigo est une vraie minoune !) ; [3] un chat femelle (ex ; la minoune vient d'accoucher…) ; [4] un sexe féminin, dans le langage vulgaire.

Mitaine : Nom féminin apparemment issu du vieux français "mite", au 14e siècle, qui signifiait chatte, et par extension la fourrure de cet animal. Les Québécois l'utilisent pour désigner : [1] une manille pour le four ; [2] des moufles ; [3] un gant de gardien de but au hockey ; [4] un gant de premier but au baseball.

Mononcle : Nom masculin propre au langage populaire québécois, constitué à partir du nom : "oncle". On lui accorde au Québec les valeurs suivantes : [1] un oncle ; [2] un homme grivois (ex : un mononcle cochon).

Moppe : Nom féminin, courant dans le langage populaire québécois, issu du mot anglais "mop", et qui signifie serpillière.

Motton : Nom masculin propre au langage populaire québécois, auquel on accorde les sens suivants : [1] une motte, un grumeau ; [2] un magot (ex : "faire le motton", c'est " gagner beaucoup d'argent" ; [3] une émotion (ex : "avoir le motton", donc "avoir la gorge serrée par l'émotion".

Mouiller : En dehors de ses significations d'usage, les Québécois utilisent ce verbe depuis le 17e siècle pour dire qu'il pleut (ex : "il va mouiller aujourd'hui", c'est-à-dire "il va pleuvoir aujourd'hui"). On en fait usage également dans le Nord-Ouest et l'Ouest de la France.


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