Dictionnaire Québécois Dictionnaire Québécois
VOCABULAIRE QUEBECOIS
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Dictionnaire québécois
Pacsac : De l'anglais "back-pack", nom masculin désignant un havresac, un sac à dos.

Pacté, pactée [paqueté(e)] : Adjectif propre au langage populaire québécois, il qualifie l'ivresse : "être pacté" c'est "être soûl, être rond comme un œuf".

Pain doré : Mets que l'on sert au petit-déjeuner au Québec et qui ressemble fort au pain perdu.

Palette de chocolat : Chocolat en tablette.

Panier percé : Qualificatif propre au langage populaire québécois qui désigne une personne indiscrète, un bavard, un cafteur.

Pantoute : Expression typiquement québécoise qui ponctue souvent le discours et qui signifie : pas du tout.

Papier sablé : Expression québécoise pour désigner le papier de verre.

Paqueter : Outre son sens connu, au Québec on donne au verbe paqueter les significations suivantes : [1] empaqueter des objets, les protéger contre un bris possible durant un transport ; [2] paqueter ses petits, c'est-à-dire : faire ses valises.

Par exemple : Au Québec on utilise l'expression "par exemple" dans les situations suivantes : [1] pour signaler l'étonnement : "comme c'est cher par exemple ! ; [2] à titre d'adverbe, dans le même sens que : ainsi ; de cette façon ; [3] pour illustrer une pensée (ex : par exemple, si je te donne un dollar…).

Parlable : Adjectif propre au langage populaire québécois. Se dit d'une personne d'un abord difficile ou d'une personne qui ne veut rien entendre sinon sa propre vérité.

Parle-moi-z-en pas ! : Expression typiquement québécoise qui veut dire : "imagine donc !", "ne m'en parle pas !"

Parler en cul de poule : Expression que les Québécois utilisent pour indiquer l'acte de parler avec l'accent parisien.

Party : Emprunté à la langue anglaise, ce nom masculin s'utilise chez nos cousins québécois pour qualifier une boum, une partie, une fiesta.

Pas d'allure : L'expression est employée à titre de nom, masculin ou féminin pour désigner une personne maladroite : un pas d'allure, une pas d'allure.

Patates pilées : Expression du langage populaire québécois pour désigner une purée de pommes de terre.

Patcher : Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "to patch". On en fait usage dans le sens de : [1] rapiécer quelque chose ; [2] pallier à une situation de façon temporaire ; [3] réparer grossièrement une bourde.

Pâte à dents : Expression du langage populaire québécois pour désigner le dentifrice.

Patente : Nom féminin propre au langage populaire québécois. Il désigne un objet sans grande valeur, un truc, un machin. Construit à partir du verbe "patenter", il porte aussi le sens d'un objet que l'on aura bricolé, donc une bricole.

Patenter : Ce verbe français s'utilise au Québec dans les cas suivants : [1] patenter quelque chose, c'est réparer cette chose ; [2] patenter signifie aussi bricoler ; [3] patenter une nouveauté c'est inventer quelque chose.

Patenteux, patenteuse : Adjectif propre au langage populaire québécois, construit à partir du verbe "patenter" et qualifiant : [1] une personne qui répare n'importe quoi, un débrouillard ; [2] une personne qui travaille de ses mains, un artisan ; [3] une personne qui fait preuve d'imagination, un inventeur.

Pattes : Outre les sens qu'on lui connaît, le nom féminin "patte" donne lieu aux expressions suivantes : [1] lever les pattes, ce qui veut dire : mettre les voiles ; [2] lever les pattes, dans le sens de mourir.

Pédaler : Outre ses significations d'usage, au Québec on lui accorde les valeurs suivantes : [1] se dépêcher, se hâter ; [2] se dépêtrer d'une situation fâcheuse.

Peignure : Issu du latin "pectinare" qui signifie "se coiffer avec un peigne", le mot existe depuis le 12e siècle avec des significations différentes selon les époques. Au Québec, le nom féminin singulier "peignure" représente la coiffure d'une personne.

Peinturer : Ce verbe français signifiait au 12e siècle : "rehausser de couleurs". Puis il a été remplacé, au cours de son évolution, par le verbe : "peindre". Au Québec, on l'utilise cependant encore mais avec la particularité distinctive suivante : on dira "peinturer des murs" mais "peindre un tableau".

Pétage de bretelles : Expression propre au langage populaire québécois, un "pétage de bretelles", c'est faire preuve d'une prétention excessive.

Péter la gueule : Expression propre au langage populaire québécois, péter la gueule de quelqu'un, c'est lui mettre une raclée.

Piasse [piastre] : Nom féminin propre au langage populaire québécois. Il désigne un dollar canadien.

Picosser : Verbe propre au langage populaire québécois. Utiliser dans le sens de : [1] picorer, manger du bout des dents ; [2] picosser quelqu'un, l'agacer, le harceler, l'asticoter.

Picoté, picotée : Adjectif propre au langage populaire québécois. Il qualifie un tissu ou une surface tacheté ou à pois.

Piger : Outre ses significations habituelles, au Québec on en use pour marquer l'acte de tirer au hasard (ex : piger une carte, piger un numéro).

Pigras : Nom masculin propre au langage populaire québécois, on lui donne les sens suivants : [1] faire un pigras, c'est-à-dire "faire un mauvais travail, faire un bâclage" ; [2] du pigras, c'est-à-dire "du gâchis".

Piler : Outre ses sens habituels, on utilise ce verbe au Québec pour indiquer que l'on écrase quelque chose avec les pieds (ex : piler sur les pieds de quelqu'un, c'est-à-dire : lui marcher sur les pieds).

Pis ! : Expression propre au langage populaire québécois qui exprime : [1] à titre d'adverbe, une succession dans le temps (ex : tu me donnes ton argent pis je vais acheter ce dont tu as besoin…), "pis" prenant le sens de puis ; [2] à titre d'interjection, le dédain, dans le sens de : "rien à foutre !".

Pitcher : Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "to pitch", il signifie : lancer, jeter en l'air.

Piton : Utilisé en dehors de ses contextes significatifs usuels, le nom masculin "piton" donne au Québec les sens suivants : [1] un bouton, une touche quelconque sur un cadran ou sur un tableau de contrôle ; [2] un jeton dans certains jeux de table ou jeux de société ; [3] être sur le piton, c'est-à-dire : "au sommet de sa forme".

Pitoune : Nom féminin propre au langage populaire québécois, il désigne : [1] une femme vulgaire ; [2] une femme sexy.

Placotage : Nom masculin propre au langage populaire québécois. Il s'agit de [1] papotage, bavardage ; [2] médisance.

Placoter : Verbe propre au langage populaire québécois. Placoter c'est : [1] papoter, bavarder ; [2] médire (ex : placoter dans le dos de quelqu'un, médire d'une personne).

Platte : Adjectif que les Québécois ont adapté à leur vocabulaire populaire pour qualifier le caractère ennuyeux, rasant de quelqu'un ou quelque chose (ex : le film était tellement platte !).

Plogue : Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "plug", il s'agit : [1] d'une prise de courant ; [2] d'une fiche électrique ; [3] d'un piston (ex : j'ai obtenu ce job parce que j'avais une bonne plogue, c'est-à-dire : "un bon piston".

Ploguer : Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "to plug", on lui prête les sens suivants : [1] ploguer en voiture, c'est-à-dire : "avoir un accident" ; [2] ploguer, c'est-à-dire : "brancher un appareil électrique" ; [3] ploguer quelque chose ou quelqu'un à un endroit, c'est-à-dire : "le caser" ; [4] ploguer quelqu'un, c'est-à-dire : "le remettre à sa place, lui foutre la honte" ; [5] ploguer quelqu'un, c'est-à-dire : "le pistonner" ; [6] ploguer quelqu'un, c'est-à-dire lui mettre une raclée.

Poche : Outre ses significations usuelles, les Québécois l'emploient à titre d'adjectif pour qualifier la nature de ce qui est nul, mauvais (ex : "cette activité est poche", en d'autres termes : elle est nulle).

Poêle : En plus de ses significations d'usage, au Québec on accorde au nom masculin "poêle" la valeur suivante : cuisinière ou gazinière.

Pogner : Verbe propre au langage populaire québécois. On l'utilise dans les cas suivants : [1] pour marquer l'acte d'attraper, de choper quelqu'un ou quelque chose ; [2] pour marquer l'acte de prendre quelqu'un sur le fait, de le pincer ; [3] pour indiquer que l'on comprend quelque chose, dans le sens de piger ; [4] pour signaler l'acte de s'émouvoir (ex ; ça me pogne aux tripes !).

Portique : Outre ses significations usuelles, le nom masculin "portique" constitue au Québec l'entrée, le vestibule d'une habitation ou d'un logis.

Portrait : Outre les significations qu'on lui connaît, ce nom masculin désigne dans le langage populaire québécois tout cliché photographique. Ce sont surtout les personnes plus âgées qui en usaient de la sorte. On dit plus communément aujourd'hui : une photo.

Poser : Outre ses significations habituelles, le verbe "poser" signifie au Québec : photographier quelqu'un ou quelque chose.

Poudrerie [pourderie] : Nom féminin français dont se servent les Québécois pour décrire spécifiquement des rafales neigeuses ou toute neige animée par le vent, ce qui réduit par conséquent la visibilité.

Poussailler : Verbe propre au langage populaire québécois. Il signifie bousculer.

Poutine : Nom féminin propre au langage populaire québécois. Il s'agit d'un mets typique au Québec, fait de frites, de sauce et de fromage. La poutine est devenue une sorte d'emblème dans la province.

Punch : Outre ses significations d'usage, les Québécois lui accordent le sens anglais de "punchline". Il s'agit donc du point de chute dans une affaire ou dans un récit.


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